Voyage à Venise : des conseils pour bien manger et à prix raisonnable

Publié le : 19 juillet 202331 mins de lecture

Dans le monde du tourisme, Venise compte parmi les plus belles villes à visiter avec sa beauté inégalée. En effet, les touristes y sont attirés grâce à cette beauté, mais aussi par la nourriture que la ville propose. Une partie importante de la visite d’un nouvel endroit et de l’exploration d’une nouvelle culture est d’essayer la cuisine locale vénitienne. La cuisine vénitienne est bonne et il y a des endroits fantastiques où la déguster et au juste prix. Ci-après quelques conseils pour bien manger et sainement dans la ville.

Restaurants et bars vénitiens : ce qu’il faut savoir avant votre voyage

Conseils pour éviter les attrape-touristes !

  • Restaurants et bars vénitiens : ce qu'il faut savoir avant votre voyageÉloignez-vous des lieux avec le menu affiché en grosses lettres et traduit en plusieurs langues, avec des plats et des boissons illustrés de photographies géantes et le serveur posté pour attirer les convives ; habituellement dans ces lieux le niveau de cuisson est médiocre, les plats sont souvent sortis du congélateur et réchauffés au micro-ondes… rien à voir avec la cuisine italienne ! La carte de la trattoria ou osteria vénitienne est simple, courte, avec quelques plats qui changent souvent en fonction des ingrédients de saison.
  • Comme toujours, le conseil est de s’aventurer dans les calli les plus cachés, ou… ou de suivre la chemise rayée d’un gondolier ! En effet, c’est une croyance populaire que les gondoliers connaissent les meilleures cuisines du lagon.
  • Autre sonnette d’alarme, les prix affichés, notamment ceux du cher spritz. N’oubliez pas : à Venise, le spritz n’est pas considéré comme un cocktail, mais comme une boisson traditionnelle. Le coût peut varier de 2/2,5€ pour le bacaro à 5€ pour les établissements les plus exclusifs où sont servis de délicieux apéritifs ; si le prix est supérieur à 5€ et que vous n’êtes pas au bord du Grand Canal ou dans un hôtel de luxe… eh bien c’est un endroit pour touristes ! La seule exception pour la discussion des prix est évidemment la Piazza San Marco ; un café ici peut vous coûter jusqu’à 8 € mais vous le buvez assis dans l’un des plus beaux salons du monde, dans des environnements fréquentés par Goldoni, Casanova, d’Annunzio, Dumas, Proust, Byron… un caprice à se livrer au moins une fois dans sa vie !
  • L’espace a toujours été l’un des principaux problèmes à Venise, et alors votre recherche sur « où manger à Venise » se transformera en « où s’asseoir pour manger à Venise » ! En effet, les établissements historiques et authentiques sont généralement de petite taille, les restaurants ont peu de tables (réservation conseillée) et il est difficile de trouver une place dans les bars, c’est pourquoi la foule des clients se rassemble souvent debout aux abords de l’établissement, même va pour les pâtisseries et les cafés.

Comment identifier au préalable le bon restaurant à Venise ?

Il existe de multiples restaurants à Venise, le choix est large. Cependant, la question est de savoir comment connaître les bons restaurants où manger sain et bon y sont les maître-mots. En général, il est assez facile de repérer le restaurant satisfaisant à travers son ambiance interne, c’est-à-dire un endroit où se regroupent les amis vénitiens et où l’accueil est ardemment ressenti pour motiver les clients à consommer. Par ailleurs, les plats typiques suggérés demeurent frais accompagnés par de meilleures bouteilles de vin de la région. En revanche, si le restaurant n’est pas attrayant, soit le goût laisse à désirer, soit le prix est hors norme. À travers un guide sur blogtrotter.org, il est tout à fait évitable de ne pas se faire ruiner à Venise.

Manger à Venise : les arnaques à prévoir

Manger à Venise : les arnaques à prévoirDes menus faits pour les touristes

En règle générale, évitez n’importe où avec un « menu touristique » ou des photos de la nourriture. Les serveurs en nœud papillon et ceux qui vantent la coutume à l’extérieur sont également mieux évités. Les prix du vin sont un autre indicateur d’un piège à touristes. Dans un restaurant normal, vous vous attendez à trouver du vin maison (vino della casa) – blanc et rouge – répertorié au quart et demi-litre ainsi qu’au litre (parfois dans la carte des boissons plutôt que dans la carte des vins). Un demi-litre ne devrait coûter qu’environ 5 € et un quart de litre autour de 3 €. S’ils ne servent que des bouteilles de vin à plus de 15 €, c’est très certainement un restaurant touristique où la direction ne s’intéresse principalement qu’à votre argent. Essayez de repérer les restaurants où les habitants, ou au moins d’autres Italiens mangent.

Attention aux « frais de service »

À Venise, vous pouvez vous attendre à payer jusqu’à 2 € par personne comme frais de couverture (coperto), qui devraient être énumérés dans le menu. Quelques restaurants ajoutent également jusqu’à 12% de frais de service, bien que ce soit inhabituel et encore une fois, doit être indiqué dans la liste de prix. Les Italiens ont tendance à donner un pourboire de quelques euros plutôt que les 10% ou plus qui sont courants ailleurs ; il n’y a pas de règle stricte et dans les restaurants familiaux où vous êtes servi par les propriétaires, il est courant de ne pas donner de pourboire du tout. Deux personnes peuvent manger un repas simple et copieux pour environ 30 € au total (frais de couverture inclus), en s’en tenant à une pizza et du vin maison. Un bon repas avec 2-3 plats plus du vin maison coûtera environ 55 € pour deux.

Nos conseils généraux pour bien manger à Venise

Avec un budget, il est conseillé de se tenir aux bars de cicetti, qui coûtent de 1 à 3 euros par pièce. Les bons bars à cicetti vendent aussi des boissons bon marché, où il est possible de trouver de l’Aperol Spritz et du Prosecco pour environ 3 euros et du vin pour environ 4 euros.

Plusieurs restaurants où manger sain sont chers à comme les restaurants autour de San Marco, où des suppléments (jusqu’à 10 euros) sont payés pour s’asseoir sur les tables à l’extérieur. Oui, même en plus d’un expresso à 2 euros. Ceux proposant de la bonne nourriture bon marché se trouvent à Rialto, San Paolo ou Cannaregio. Dans la plupart des bars et restaurants de Venise, les tables à l’extérieur sont payantes, mais sans approcher de la place Saint-Marc, ce n’est pas le cas.

Le menu propose de nombreuses options végétariennes, mais pour les végétaliens, il faut vérifier dans les petits restaurants locaux, car les pâtes fraîches sont faites avec des œufs !

Quelles sont les spécialités culinaires incontournables de Venise ?

Pour bien manger et au meilleur prix à Venise : mangez donc local !

Venise est le lieu privilégié des fruits de mer et des poissons de la lagune. La polenta est une spécialité régionale, souvent servie avec du poisson ou de la viande, mais parfois avec des champignons ou du fromage. Les spécialités saisonnières comprennent les pois et le radicchio de Trévise. Les plats caractéristiques et les ingrédients locaux que vous pourriez voir sur un menu comprennent la sarde in saor (sardines aigres-douces marinées), le castraure (bébés artichauts), la seppie in nero (seiche dans son encre), la granseola (araignée-crabe), le fegato alla veneziana (foie de veau aux oignons) et carpaccio de bœuf émincé. En ce qui concerne les desserts, il s’agit plutôt des biscuits locaux secs de Burano, panna cotta ou tiramisù.

Venise, en Italie, est une ville riche en histoire, en art et en culture, et sa gastronomie ne fait pas exception. Voici quelques-unes des spécialités culinaires de Venise que vous devriez absolument essayer lorsque vous visitez cette magnifique ville :

  • Sarde in Saor : Il s’agit de sardines marinées avec des oignons, des raisins secs et des pignons. Cette spécialité offre un mélange de saveurs aigres-douces qui reflètent l’influence de la cuisine orientale sur la cuisine vénitienne.
  • Risotto al nero di seppia : Ce risotto est préparé avec du riz cuit dans une sauce à base d’encre de seiche, ce qui lui donne une couleur noire intense et un goût délicieux de fruits de mer.
  • Bigoli in salsa : Les bigoli sont une sorte de pâtes épaisses et rugueuses typiques de Venise, servies avec une sauce à base d’oignons, d’anchois et parfois de sardines.
  • Fegato alla veneziana : Ce plat de foie de veau est préparé avec des oignons, du vin blanc et du beurre. Il est tendre et savoureux, représentant parfaitement la cuisine de Venise.
  • Baccalà mantecato : Ce plat est à base de morue séchée, qui est battue jusqu’à obtenir une texture crémeuse et servie avec de la polenta.
  • Risi e bisi : C’est un plat traditionnel de risotto aux petits pois, souvent préparé pour célébrer la Fête de Saint-Marc le 25 avril.
  • Cicheti : Les cicheti sont l’équivalent vénitien des tapas espagnoles. Ce sont de petites portions de différentes préparations, comme des crostinis, des olives farcies, des sardines marinées, et bien d’autres encore, qui sont servies dans les bars et les tavernes de la ville.
  • Tiramisu : Bien que ce dessert ne soit pas spécifiquement vénitien, le tiramisu est très populaire à Venise et dans toute l’Italie. Il est préparé à partir de biscuits imbibés de café, de mascarpone et de cacao en poudre.
  • Cicchetti : Il s’agit de petites bouchées servies dans les bars locaux pour accompagner un verre de vin ou de prosecco. Les cicchetti peuvent inclure une variété d’options, comme des olives, des fromages, des charcuteries, des légumes marinés et des fruits de mer.
  • Prosecco : Bien qu’il ne s’agisse pas d’un plat, le prosecco est un vin mousseux produit dans la région voisine de Venise, la Vénétie. Il est souvent servi en apéritif ou avec les repas et est très apprécié pour sa fraîcheur et sa légèreté.

Lors de votre séjour à Venise, n’hésitez pas à déguster ces spécialités culinaires pour une expérience gustative inoubliable dans cette ville magique.

10 plats typiques à manger à Venise

Venise est une ville de rêve, pleine de charme, de monuments, d’art, de vie et même de bonne chère !  La cuisine du lagon n’est pas seulement entre bacari et spritz, mais contient des plats riches en tradition, des combinaisons super délicieuses avec une saveur intense que vous devez absolument essayer !  De l’entrée au dessert, voici les 10 meilleurs plats à déguster.

Cabillaud à la crème « Baccala mantecato »

Cabillaud à la crème "Baccala mantecato"Une version agréablement nouvelle de la morue  » habituelle  » que nous avons l’habitude de manger, qui devient un apéritif agréable ou un « fer de lance  » des apéritifs vénitiens. L’astuce réside dans le traitement de la matière première : le poisson est cuit dans du lait puis transformé en une mousse moelleuse qui, simplement accompagnée de pain grillé ou de polenta, devient une agréable mise en bouche en bouche.

  • Ingrédient principal : Comme mentionné, le baccalà est le protagoniste de ce plat. Il s’agit de morue salée et séchée, un mode de conservation qui permet de préserver le poisson pendant de longues périodes. Avant d’être cuisiné, le baccalà doit être dessalé en le faisant tremper dans l’eau pendant une certaine durée pour enlever l’excès de sel.
  • Préparation : Pour réaliser le Baccalà mantecato, la morue dessalée est cuite dans un mélange d’eau et de lait. Une fois cuite, la morue est émiettée finement à la fourchette ou à la main pour obtenir une texture crémeuse et fondante.
  • Crémeux et onctueux : « Mantecato » signifie littéralement « émulsionné » en italien. La particularité de ce plat réside dans le fait que l’on incorpore progressivement de l’huile d’olive extra vierge et du lait à la morue émiettée, en battant énergiquement pour obtenir une consistance crémeuse et onctueuse. Le résultat est un mélange velouté, parfois comparé à une sorte de « brandade » à la vénitienne.
  • Assaisonnement : Le Baccalà mantecato est assaisonné avec de l’ail, du persil, du poivre et parfois un peu de noix de muscade pour ajouter des saveurs subtiles.
  • Accompagnement : Le Baccalà mantecato est traditionnellement servi sur des croûtons de pain grillé, appelés « crostini ». On peut également le déguster avec de la polenta, une autre spécialité italienne qui se marie parfaitement avec ce plat.

Risotto aux petits pois « Risi e Bisi »

Risotto aux petits pois "Risi e Bisi"Comme on le sait, la partie nord de la botte est un chef de file dans la culture et la préparation de plats dans lesquels le riz est l’ingrédient principal. Venise ne fait pas exception qui, avec simplicité mais avec habileté à mélanger les saveurs et les textures, a fait de ce plat une pierre angulaire de sa gastronomie, très recherchée par les touristes du monde entier. Il s’agit de riz aux petits pois, ou petits pois, dont la recette, qui peut sembler simple en apparence, a été brevetée ! Risi e bisi est le parfait équilibre crémeux entre une soupe et un simple risotto.

  • Ingrédients : Comme son nom l’indique, le risi e bisi est principalement composé de riz et de petits pois frais. Les petits pois frais sont un ingrédient clé de ce plat et doivent être de saison pour garantir leur fraîcheur et leur saveur.
  • Consistance : Le risi e bisi a une texture qui se situe quelque part entre un rizotto crémeux et une soupe épaisse. Il est préparé en cuisant le riz dans un bouillon de légumes parfumé, auquel on ajoute les petits pois pour les rendre tendres.
  • Assaisonnement : Le plat est traditionnellement assaisonné avec du beurre, du parmesan râpé et du poivre noir. L’utilisation de produits locaux de haute qualité est essentielle pour rehausser la saveur du risi e bisi.
  • Tradition : Le risi e bisi est un plat chargé de tradition et de symbolisme pour les Vénitiens. Il est étroitement lié à la culture et à l’histoire de la ville et fait partie intégrante de ses festivités.
  • Célébration de la Fête de Saint-Marc : Le 25 avril, jour de la fête de Saint-Marc, le risi e bisi est traditionnellement servi dans les foyers vénitiens et dans certains restaurants de la ville pour célébrer cette occasion spéciale

Foie à la vénitienne « Fegato alla veneziana »

Foie à la vénitienne "Fegato alla veneziana"Aussi populaire que difficile à imiter, est ce second plat de viande ! Le plat a une saveur intense, où vous trouverez le contraste du foie de veau, cuit uniquement avec du beurre, avec le goût sucré de l’oignon (l’un des principaux ingrédients de la cuisine vénitienne). Accompagné de polenta, il devient un plat savoureux, qui satisfait et satisfait même les palais les plus exigeants.

  • Ingrédients : Le plat est préparé avec des tranches de foie de veau qui sont généralement fines et tendres. Les oignons, souvent des oignons blancs ou jaunes, sont l’autre ingrédient essentiel de cette recette.
  • Cuisson : Pour préparer le Fegato alla veneziana, les tranches de foie de veau sont généralement rapidement saisies dans du beurre ou de l’huile d’olive chaude jusqu’à ce qu’elles soient légèrement dorées à l’extérieur et encore tendres à l’intérieur. Ensuite, les oignons sont ajoutés et cuits jusqu’à ce qu’ils deviennent caramélisés, ce qui apporte une douceur délicate qui se marie parfaitement avec le foie.
  • Assaisonnement : Le plat est souvent assaisonné de sel, de poivre noir et parfois d’une petite quantité de persil haché pour ajouter une touche de fraîcheur.
  • Accompagnement : Le Fegato alla veneziana est traditionnellement servi avec de la polenta, une spécialité italienne à base de farine de maïs. La polenta a une texture crémeuse et moelleuse qui se marie parfaitement avec la douceur des oignons et la tendreté du foie.
  • Plat saisonnier : Le Fegato alla veneziana est souvent considéré comme un plat d’hiver, bien que vous puissiez le trouver dans les restaurants de Venise tout au long de l’année. C’est à cette période que les oignons atteignent leur pleine maturité et leur saveur la plus douce.

Fritole ou fritelle

Fritole ou fritelleDessert typique du carnaval vénitien, mais très demandé à tout moment de l’année, ces boules de pâte frites sont assaisonnées de pignons de pin et de raisins secs ou farcies à l’intérieur de crème ou de lait de poule. Préparés pour la première fois au XVIIIe siècle, ils sont encore considérés comme le dessert typique de la Sérénissime. Les fritole (ou frittelle) sont une délicieuse spécialité vénitienne, très appréciée pendant la période du Carême et surtout pendant le Carnaval. Ces beignets sucrés sont souvent servis en abondance dans les pâtisseries et les stands de rue pendant les festivités carnavalesques de Venise.

  • Ingrédients : Les ingrédients principaux des fritole comprennent de la farine, des œufs, du lait ou de l’eau, du sucre, des raisins secs, des fruits confits et parfois de la levure. La pâte est parfumée avec du zeste de citron ou d’orange et agrémentée d’une touche de rhum ou de grappa pour ajouter de la saveur.
  • Forme et taille : Les fritole ont généralement une forme ronde et une taille assez petite, similaire à celle d’une bouchée ou d’un beignet. Leur texture est moelleuse et légère, rendant ces beignets irrésistibles.
  • Friture : Comme leur nom l’indique, les fritole sont frites dans de l’huile chaude jusqu’à ce qu’elles soient dorées et croustillantes à l’extérieur.
  • Tradition du Carnaval : Les fritole sont traditionnellement associées au Carnaval de Venise, une période de festivités et de célébrations qui précède le Carême. Pendant cette période, les Vénitiens et les visiteurs se régalent de ces délicieux beignets sucrés dans les rues de la ville.
  • Variantes : Bien que la version classique des fritole soit la plus répandue, on peut trouver des variantes avec des ingrédients supplémentaires, comme des noisettes, des amandes ou même de la crème pâtissière à l’intérieur.
  • Tradition religieuse : Historiquement, les fritole étaient préparées comme une façon de consommer des aliments riches et gras avant le début du Carême, une période de jeûne et d’abstinence dans la tradition chrétienne.

Polenta e schie

Polenta e schieAvec l’oignon, la polenta est l’un des ingrédients les plus utilisés dans la cuisine vénitienne. Dans cette association avec le schie (petites crevettes grises du lagon), l’aliment à base de farine jaune ou blanche retrouve un potentiel inédit, donnant à la bouche une saveur agréable et décisive. La combinaison poisson – polenta fonctionne, et comment !

  • Polenta : La polenta est un plat italien traditionnel préparé à partir de farine de maïs, d’eau et de sel. La farine de maïs est cuite lentement dans de l’eau bouillante jusqu’à obtenir une texture épaisse et crémeuse. La polenta est souvent assaisonnée avec du beurre ou du fromage pour rehausser sa saveur.
  • Schie : Les « schie » sont des crevettes de la lagune de Venise, également appelées crevettes de la lagune. Elles sont de petite taille et ont une saveur délicate et douce. Les schie sont généralement sautées dans une poêle avec de l’huile d’olive, de l’ail, du persil et parfois du piment pour ajouter une touche de piquant.
  • Accompagnement : La polenta est servie chaude dans une grande assiette, et les schie sont disposées par-dessus. Les crevettes délicieusement assaisonnées et la polenta crémeuse se marient parfaitement, créant un plat savoureux et réconfortant.
  • Tradition locale : La Polenta e schie est un plat qui reflète l’histoire et les traditions de la lagune vénitienne. La région de Venise a toujours été liée à la mer et aux ressources de la lagune, et ce plat en est un exemple délicieux.
  • Saisonnalité : Comme beaucoup de spécialités culinaires traditionnelles, la Polenta e schie est souvent préparée en fonction de la saison des crevettes. Cependant, de nos jours, il est possible de trouver des crevettes locales ou congelées pour préparer ce plat à tout moment de l’année.

Castradine

Il était défini comme un plat « de obligo su le tole, tant des povaréti que des siori, nobles ou marchands » ou plutôt obligatoire sur les tables des riches et des pauvres. C’est un ancien plat traditionnel, c’est une soupe de mouton et de chou apportée à table et dégustée à la veille de la fête de la Madonna della Salute. Le mouton, importé d’Albanie et de Dalmatie, était salé, fumé et séché au soleil puis vendu. Aujourd’hui, vous pouvez déguster un plat avec environ 400 ans d’histoire dans différentes tavernes de la ville, à ne pas manquer absolument !

Bigoli in salsa

Bigoli in salsaUne entrée au goût corsé, composée de pâtes type spaghetti (mais plus épaisses) à base de blé dur servies avec une sauce spéciale à base d’oignons et de sardines. Autrefois servi au dîner du réveillon de Noël, il est aujourd’hui possible de le commander dans n’importe quel restaurant, à tout moment de l’année.

  • Les Bigoli : Les bigoli sont une variété de pâtes typiques de Venise, fabriquées à partir de farine de blé dur et d’eau. Elles ont une texture épaisse et rugueuse, ce qui leur permet de bien retenir la sauce.
  • La sauce : La sauce pour les Bigoli in salsa est une préparation simple à base d’oignons finement émincés, d’anchois, d’huile d’olive et de poivre noir. Les anchois salés sont utilisés pour donner une saveur distinctive à la sauce. L’ensemble est mijoté lentement jusqu’à ce que les oignons soient bien cuits et que les anchois se soient bien dissous pour former une sauce onctueuse.
  • Tradition : Les Bigoli in salsa sont une spécialité traditionnelle qui remonte à l’histoire de Venise. Autrefois, ce plat était un repas simple et économique pour les marins et les pêcheurs de la région. Aujourd’hui, il est toujours apprécié pour sa simplicité et ses saveurs authentiques.
  • Accompagnements : Les Bigoli in salsa sont généralement servis avec des sardines frites, ce qui ajoute une touche supplémentaire de saveur de la mer à ce plat. Les sardines frites peuvent être placées au-dessus des pâtes ou être servies à côté.
  • Saisonnalité : Bien que les Bigoli in salsa puissent être trouvés toute l’année dans certains restaurants de Venise, ils sont souvent associés aux festivités du Carême et du Carnaval.

Sardines « Sarde in Saor »

Sardines "Sarde in Saor"La sardine est un poisson qui possède de nombreuses interprétations dans la cuisine vénitienne. Parmi celles-ci, notons les sardines « in saor », composants essentiels d’un apéritif « très serein ». Le poisson est simplement mariné dans de l’oignon et du vinaigre, puis parfumé de raisins secs et de pignons de pin et frit et dégusté chaud, pour mieux savourer son arôme aigre -doux.

  • Ingrédients : Les Sarde in Saor sont principalement préparées avec des sardines fraîches, qui sont nettoyées, désarêtées et frites légèrement dans l’huile d’olive. Ensuite, les sardines sont marinées dans un mélange à base d’oignons, de vinaigre de vin blanc, de pignons, de raisins secs, de sucre et parfois de clous de girofle. Ces ingrédients apportent une saveur douce et aigre-douce caractéristique au plat.
  • Saor : « Saor » en dialecte vénitien signifie « aigre-doux », et c’est exactement ce que cette préparation est censée être. Les sardines frites sont ensuite plongées dans cette marinade saor, où elles prennent une saveur subtilement sucrée et vinaigrée. Le temps de marinage permet aux saveurs de se mélanger et de développer un goût riche et équilibré.
  • Tradition : Les Sarde in Saor ont une longue histoire dans la cuisine vénitienne. Autrefois, ce plat était préparé pour les marins lors de leurs voyages en mer, car les saveurs aigre-douces de la marinade aidaient à conserver les sardines pendant de longues périodes.
  • Servir : Les Sarde in Saor sont généralement servies à température ambiante, ce qui permet aux saveurs de se développer pleinement. Elles peuvent être dégustées en apéritif, en entrée ou même en plat principal, accompagnées de polenta ou de pain pour absorber la délicieuse marinade.
  • Adaptations : Bien que les Sarde in Saor soient traditionnellement préparées avec des sardines, on peut trouver des variations du plat avec d’autres poissons, comme les anchois ou les harengs.

Biscuits vénitiens « Zaeti, Baicoli et Bussolai »

Biscuits vénitiens "Zaeti, Baicoli et Bussolai"Dans la tradition pâtissière vénitienne, il existe des biscuits de tous types. Les zaeti , ou gialletti , sont ainsi appelés pour la couleur jaune incomparable donnée par l’ utilisation de semoule de maïs dans la pâte , ce sont des biscuits savoureux et friables qui créent une véritable dépendance ! Les Baicoli sont des biscuits traditionnels très fins et secs, composés de peu d’ingrédients et faciles à conserver. Parfait avec du lait de poule ! Un autre biscuit sec typique sont les buissons, typiques de Burano, avec une pâte riche en œufs, sucre et farine et aromatisée à l’anis ou au rhum. Ils ont la forme typique en S ou ronde.

  • Zaeti : Les Zaeti sont des biscuits moelleux à base de farine de maïs, de raisins secs, de noix et de beurre. Le nom « Zaeti » est dérivé du mot vénitien « zaeti », qui signifie « jaune », en référence à la couleur dorée que ces biscuits prennent lorsqu’ils sont cuits. Ils sont souvent parfumés avec du rhum ou du vin blanc pour ajouter une touche de saveur. Les Zaeti sont appréciés pour leur texture douce et pour les notes subtiles de noix et de raisins secs qui les rendent irrésistibles.
  • Baicoli : Les Baicoli sont des biscuits secs et croquants en forme de bâtons, parfois appelés « biscuits de mer » en raison de leur longue durée de conservation, ce qui les rendait adaptés pour les marins lors de leurs voyages en mer. Ils sont traditionnellement préparés avec de la farine, du sucre, du beurre et des œufs, et sont cuits deux fois pour obtenir leur texture croustillante caractéristique. Les Baicoli sont délicieux trempés dans du café ou du vin sucré.
  • Bussolai : Les Bussolai sont des biscuits sablés en forme de « S » ou de cercles, originaires de l’île de Burano, près de Venise. Ils sont faits avec des ingrédients simples tels que la farine, le sucre, les œufs et le beurre, et sont parfois parfumés à la vanille ou au citron pour ajouter de la saveur. Les Bussolai ont une texture friable et délicate qui les rend irrésistibles à chaque bouchée.

Moeche, Masanete et Granseola

Moeche, Masanete et GranseolaAu printemps et à l’automne, les pêcheurs utilisent leurs trezze , des filets placés dans les eaux peu profondes du lagon, pour récolter les moeche, c’est-à-dire les crabes du lagon qui, précisément dans les saisons intermédiaires, sont en phase de mue, et perdent leur carapace , devenir l’un des aliments préférés des locaux!
Les moeche sont le mâle du crabe, cependant, les masanete sont les femelles. Ceux-ci ont une période de mue différente (généralement en saison estivale) mais sont pêchés en période d’automne car ils sont pleins d’œufs, d’où le nom  » masanete col coral ». Ils sont généralement bouillis et assaisonnés avec de l’huile, du sel, du poivre et de l’ail. Ils sont souvent accompagnés de polenta, mais la vraie recette traditionnelle exige que le moeche soit fariné et frit ! Une bouchée croustillante et savoureuse qu’il faut essayer ! Le terme granseola dérive de granso (crabe) et seola (oignon). C’est un très gros crabe, aussi délicieux que le homard ! Dans la cuisine vénitienne, il est simplement blanchi et assaisonné avec de l’huile, du citron et du persil.

  • Moeche : Les Moeche sont des crabes femelles immatures, pêchés pendant la période de mue où leur carapace est encore molle. Ces crabes sont très prisés pour leur chair tendre et délicate. Après leur capture, les Moeche sont nettoyées, farinées et frites à l’huile d’olive pour obtenir une texture croustillante. Elles sont généralement servies avec du citron pour ajouter une touche de fraîcheur. Les Moeche sont disponibles pendant une période spécifique de l’année, généralement au printemps et à l’automne, lorsque les crabes muent.
  • Masanete : Les Masanete sont des crabes mâles de la même espèce que les Moeche, également capturés pendant leur période de mue. Ils sont plus gros que les Moeche et sont également appréciés pour leur chair délicate. Les Masanete sont souvent préparés de la même manière que les Moeche, en étant farinés et frits jusqu’à obtenir une texture croustillante.
  • Granseola : Les Granseola sont des crabes adultes, également connus sous le nom de crabe dormeur. Ils sont plus grands que les Moeche et les Masanete, et leur chair est plus ferme. Les Granseola sont souvent préparés en ragoût ou cuits dans une sauce à base de tomates et d’épices pour rehausser leur saveur.

Ces spécialités de crabes vénitiennes sont très appréciées des habitants et des visiteurs de la région, et elles sont souvent servies dans les restaurants locaux et les trattorias de Venise et de ses environs. Si vous avez l’occasion de visiter Venise pendant la saison des Moeche, des Masanete ou des Granseola, n’hésitez pas à les déguster pour découvrir la richesse des saveurs de la lagune vénitienne.

 

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